MARCEL CHARLES CHEVALIER


EXECUTEUR EN CHEF DES ARRETS CRIMINELS (1976-1981)


Informations basiques

Date de naissance: 28 février 1921
Lieu de naissance: Montrouge (75)
Date de décès: En vie
Lieu de décès:
Père:
Mère:
Frères et soeurs:
Epouse: Marcelle Obrecht ()
Enfants: Dominique (née en 1951), Eric (né en 1952)
Signes distinctifs: 1m76.
Profession: Ouvrier typographe.
Caractère:
Carrière:
- Nommé exécuteur adjoint de seconde classe le 1er octobre 1958.
- Nommé exécuteur en chef des arrêts criminels le 1er octobre 1976, en remplaçement d'André Albert Obrecht, démissionnaire. Mis à la retraite anticipée le 10 octobre 1981.


Biographie:

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Un enfant d'après guerre

Marcel Charles Chevalier est né à Montrouge, le 28 février 1921. A 13 ans, il commence un travail en imprimerie : typographe hors pair, "meilleur ouvrier de France", il rencontre après la seconde guerre mondiale Marcelle Obrecht, nièce d'André, qu'il épouse le 12 juin 1948. De cette union naîtront deux enfants : une fille, Dominique, en 1952, et un fils, Eric, en 1953. Obrecht, resté sans enfant, s'attache à ce neveu au caractère ferme et de forte constitution, deux eléments utiles dans le métier d'exécuteur des arrêts criminels. Les seuls défauts de Chevalier sont une certaine ambition, et un comportement rusé (il s'arrangea, sous Desfourneaux, pour photographier le couperet dans son écrin). Le 6 août 1958, Chevalier assiste à l'exécution de Vivier sans y participer. Comme tous ses prédecesseurs, sa réaction sera la même : il n'a rien vu !

Monsieur Chevalier

L'adjoint

Le 04 novembre 1958, Obrecht le prend comme aide officiel. Delville sera son premier guillotiné. Ne manquant pas de courage ou de répartie, il n'hésite pas à defendre, revolver au poing, son oncle et les aides, contre des sympathisants FLN, durant la série d'exécutions lyonnaises. Il est néanmoins réprimandé par Obrecht, lors de l'exécution de Georges Rapin, où il commet deux erreurs : il empoche le col découpé et omet de mettre le panier à coté des bois de justice. Sentant l'heure de la retraite de son oncle approcher, il prend une série d'initiatives qui indiquent clairement son ambition.

Monsieur de Paris

Le 29 septembre 1976, il est nommé exécuteur en chef à la place de son oncle. Il procèdera par la suite à deux uniques exécutions, Jerôme Carrein le 23 juin 1977 dans la cour de la maison d'arrêt de Douai, et Hamida Djandoubi, le 10 septembre 1977, aux Baumettes, à Marseille. Il fit assister son fils Eric aux deux décapitations, dans le but de le former à une possible succession. La loi du 09 octobre 1981 le met à la retraite anticipée, le prévenant par lettre, ce qu'il n'apprécia guère (on le comprend). Au total, il guillotina 42 condamnés à mort.

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Successeur

Pas de successeur, suite à l'abolition de la peine de mort en France.


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[Inspiré de la "FBI Most Wanted List"]